Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Alsace
Académie des Sciences,Lettres et Arts d'Alsace

Prix 2015

Prix SCIENTIFIQUE de la Fondation A et V. WALLACH à Stéphane BERCIAUD

 

Prix de la DECAPOLE :

Il a été décerné au Journal de Guerre de LOUIS SCHWEITZER, père d'ALBERT.

Le Journal de Guerre est un document unique qui relate les événements au front de février 1914 à juin 1919.

Le prix est partagé entre la Sté d'Histoire et les Archives SCHWEITZER. Gérard LESER, président de la Société d'Histoire et vice-président de l'ASLAA.

 

Prix JEUNES TALENTS à Mlle Suzy VERGEZ et Mr Nicolas LEDAY (HEAR)

 

GRAND PRIX DE L'ACADEMIE à Marie Laure de CAZOTTE (A l'Ombre des Vainqueurs)

 

Discours de Gabriel Schoettel

 

La première fois que j'ai entendu parler de vous, chère madame, ce fut pour de mauvaises raisons. Je veux dire des raisons qui avaient peu à voir avec la littérature. Mais des raisons qui avaient beaucoup à voir avec la mémoire de l'Alsace et avec la vérité. Donc des raisons qui m'importaient particulièrement. Au printemps dernier, un documentaire télévisé s'appuyant sur des chiffres fantaisistes et des erreurs factuelles présentait une vision erronée et offensante pour la mémoire de l'Alsace du passé de celle-ci. Sur une chaîne de télévision -hélas publique ! - était mis en avant le témoignage d'un Alsacien – et seulement de celui-ci ! - qui pouvait donner à penser qu'il représentait tous les Alsaciens ayant vécu la même histoire au même moment, je veux évidemment parler de celle des incorporés de force dans les waffen SS en 1944. Puissance terrible, trompeuse et dangereuse de l'image ! Pour expliquer cet épisode à un  public non-alsacien donc non averti, il aurait fallu allier la rigueur à la pédagogie. Au lieu de cela, le document présentait une image ignominieuse et largement fausse, de la réalité de l'incorporation de force. Aussitôt, une soixantaine d'historiens, de chercheurs, d'écrivains, vite rejoints par des élus, se mobilisèrent, à la tête desquels je vous trouvai, madame ! Quoi, m'étonnai-je alors, une Parisienne, ni historienne, ni spécialiste, ni contemporaine de cette époque, qui s'avisait de partir à l'assaut de la citadelle jacobine et audiovisuelle ? La présence, à vos côtés, de notre jeune confrère Nicolas Mengus, grand spécialiste de ces questions, me rassurait tout juste. Quant aux autres handicaps que je vous imaginais, madame, j'avais tout faux : vous avez en effet grandi dans le château d'où Leclerc a entamé sa charge héroïque sur Strasbourg, un certain 23 novembre 1944 ! On ne saurait guère rêver mieux pour éveiller une vocation d'historienne vouée précisément à ces questions-là ! A quelque chose malheur fut donc bon, puisque c'est à l'occasion de ce combat du printemps que je découvrais votre roman A l'ombre des vainqueurs, paru à l'automne dernier chez Albin Michel.

 

Un village en Alsace, entre 1940 et 1953, un homme qui part malgré lui sous l'uniforme des waffen SS, qui revient de Tambov brisé et mutique, l'horreur de la guerre, ce qu'elle sème et laisse en nous de dévasté... Nous connaissons cela, en Alsace, et cette histoire a déjà été racontée. Des centaines de fois sous forme de témoignage, plus ou moins poignants, toujours respectables. Des dizaines de fois sous forme littéraire, plus ou moins accomplie, toujours estimables. Parmi les romans les plus forts de cette catégorie, nous nous souvenons tous des Nuits de Fastov, d'André Weckmann, du Bonheur fragile, d'Alferd Kern, du Vagabond des frontières, de Martin Graff, de L'arbre de rêve, de Denis Quiring, et de la Chronique d'une création, de notre ami Fernand Schierer qui, pendant trente ans et en six volumes a essayé de consoler l'enfant de seize ans qu'il avait été et qu'on avait contraint à porter un uniforme de tueur. Il faut évidemment y ajouter l'une ou l'autre pièce de théâtre, Himmel ohne Sterne de Raymond Weissenburger et bien sûr l'inégalé Enfin redde m'r nem devun, de Germain Muller. Justement : n'en parlons plus ! Voilà bien une injonction alsacienne, aussi naïve qu'illusoire, qui a empêché toute résilience en espérant étouffer le passé. Et pendant soixante ans, on n'en a plus parlé, et cela continuait cependant à mijoter, là, tout au fond : comme on dit en alsacien : « Es kocht noch ! » ; et le bouillon que cela projetait dans les urnes, à intervalles réguliers, était particulièrement nauséabond.

 

Et puis vous êtes venue, madame, et paraphrasant Baudelaire, vous auriez pu dire de cette période épouvantable : « Tu m 'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or ». Car votre livre va bien au-delà du livre d'histoire, et même du roman historique. Ce n'est pas, ce n'est pas seulement, un document. Ce n'est pas, ce n'est pas seulement, la transcription de témoignages. Ce n'est pas, ce n'est pas seulement, un alsatique. C'est un roman. Un vrai. Un pur roman. Une œuvre littéraire. Et c'est parce que c'est un roman, un vrai, un pur, un beau roman, que l'Académie d'Alsace a voulu le consacrer. Du roman, votre livre a d'abord l'épaisseur : l'Histoire – avec sa grande hache ! - y tisse, y forge et y broie les histoires individuelles. Et cela à travers des personnages de chair et de sang, en qui s'incarnent parfaitement les sentiments et les idées. Car ce n'est pas un roman d'idées, un roman à thèse, que vous avez écrit là, mais un roman ! Un roman tout court, avec de la vie et de la mort, de l'amour et de la haine, du fracas et du silence. Si« la fuite vers l'abstrait est la lâcheté même de l'artiste, sa désertion », comme l'écrivait Céline, vous n'avez jamais fui devant le réel et sa complexité, et c'est ce qui donne sa force à votre roman. Aucun de vos personnages n'est un pur héros, ni un vrai salaud : le maire, le chanoine, le baron, Tonini, l'aubergiste, Raoul Muller : chacun a sa part d'ombre, de lâcheté ou de brutalité, mais chacun a sa part de lumière aussi, de résistance ou d'amour. Un seul personnage féminin émerge : Marguerite, la mère, mais elle illumine tous les autres, parce qu'elle est la vie même. Mais le héros de ce roman, c'est Joseph. Vous m'avez appris, madame, que le Prince Eric des romans scouts de notre adolescence a commencé ses aventures dans le château de votre famille. Si j'ai bonne mémoire, Prince Eric meurt en juin 1940. C'est exactement à ce moment que commence le douloureux apprentissage de la vie de Joseph Muller : il a sept ans, alors, et nous allons le suivre jusqu'au printemps 53, à l'aube de ses vingt ans. Bildungsroman, certes, apprentissage accéléré et comme précipité par la guerre, la disparition du père, la mort atroce du grand-père, puis le retour de ce père, à l'automne 1946, que personne, ni ses amis, ni son fils, ne reconnaît. Seul son chien, comme Argos reconnaissant Ulysse après vingt ans d'absence, lui fait la fête, au grand désespoir de l'enfant, terrorisé par ce géant qui arrive :

 

« Lorsqu'il vit le chanoine, suivi de l'aubergiste, fusil en main, courir vers eux, il ressentit un immense soulagement.

- Qui es-tu ? Parle ! cria le prêtre.

De les voir avec ce fusil entourant cette bête humaine rassura Joseph. Qu'ils le chassent. Et vite. Ou qu'ils le tuent avant d'être ensorcelés à leur tour.

Il leur brailla :

- C'est un ogre !

L'homme retira son calot, essuya ses lèvres saignantes, ouvrit ses paumes vers le curé et articula d'une voix rauque, dure, à peine audible et qui avait du mal à passer entre les lèvres craquelées comme une plaque de boue gelée par l'hiver, avec en dessous des dents sales et rares :

- Pfàrrer, j'étais Raoul Muller.

Le chanoine s'approcha du visage.

Oh! Son expression ! Cette façon qu'il eut de palper l'indigent ; ses épaules, ses joues, sa poitrine, avec un air tout à la fois illuminé et désespéré. L'aubergiste posa son arme et s'empara d'une main de l'errant, l'examinant longuement, phalange par phalange, la retournant pour en voir la paume, comme si c'était un trésor.

Le prêtre murmura, le visage sillonné de larmes épaisses :

- Tu es Raoul Muller et tu es le bienvenu chez toi, mon ami. Miner Frind !

Puis, d'un bras il enserra l'épaule du misérable et le tint contre lui, l'autre bras cognant doucement son dos, tandis que l'aubergiste se mouchait.

Etouffant de terreur, Joseph explosa :

- Vous vous trompez, ce n'est pas mon père ! »(p.124-125).

 

 Et la deuxième partie du roman est la lente, difficile reconquête du fils par ce père qui n'est plus le « héros au sourire si doux » de Hugo, mais un monstre de laideur et de froideur, mutique et autant empoisonné qu'emprisonné par ses souvenirs de guerre. Et tous ces personnages « meulent leurs grains pourris », à défaut de les exprimer, parce que  « personne ne parle chez nous. Les choses sont connues, mais elles ne se disent pas...Chaque parole qui serait prononcée entraînerait une autre parole, qui elle-même en déclencherait une autre. Et il faut construire, travailler. Si les choses se racontaient, comme ils font dans la France de l'intérieur, ce monde de héros, de libérateurs, de résistants, dont la plupart étaient en fauteuil, ce serait la guerre civile ici. » ( p.171) La guerre, justement, « qui n'est pas finie, dit le chanoine, tant que l'amour et le pardon ne la tuent pas ». Et il faudra attendre les dernières lignes pour que père et fils fassent enfin la paix, entre amour et pardon. Et c'est là encore une scène qui reste dans la mémoire, par sa force d'évocation. Il y a ainsi des pages qu'on a envie de lire et relire à haute voix, tant elles sont fortes, justes et imagées. On n'ose parler de morceaux de bravoure, ce dernier terme paraissant trop guerrier et exagérément héroïque, mais ce sont des scènes d'anthologie : l'Alsace paradis et l'Alsace enfer, les obus sur le village, Georg le cerf fantastique, et puis Heim le refuge des réfractaires... Il m'est arrivé de penser au meilleur Jean Egen, celui du Partage du sang, ou au Giono deuxième manière, qui savait si bien scruter l'âme humaine et ses détours, ou encore aux paysages accordés aux hommes tels que les décrit Bernard Clavel. Il est des comparaisons moins flatteuses ! Je ne sais si on fait nécessairement de la mauvaise littérature avec des bons sentiments ; après vous avoir lu, madame, je suis sûr, en tout cas, qu'on peut faire de la très haute littérature avec nos instincts les plus sauvages, avec nos pulsions les plus inquiétantes ; n'est-ce pas vous qui écrivez : « Nous naviguons tous sur le vaste fleuve de la cruauté dont personne ne connaît la source ».

 

On est loin, n'est-ce pas, des Trois Mousquetaires, des Rois Maudits ou de La nuit du sérail. Peut-être parce que six millions de gazés, soixante millions de morts et le roman bien mal nommé de Jonathan Littell Les Bienveillantes sont passés par là ! Et se repose alors la question du roman historique : car c'est bien le Prix du roman historique que vous avez obtenu à Blois, après celui des Romancières à Saint-Louis. Valentine Goby, dans ce bouleversant roman qu'est Kinderzimmer, écrit : « Il faut des témoins imparfaits, qui déclinent l'expérience singulière ; des historiens, pour rendre compte des événements ; des romanciers, pour inventer ce qui a disparu à jamais : l'instant présent ». Et Jorge Semprun ne dit pas autre chose lorsqu'il écrit que « l'écrivain crée la vérité. Sans fiction le souvenir meurt ». Et alors, la question de savoir si un roman est « historique » ou pas devient aussi vaine que secondaire. Est-ce que Guerre et Paix, est-ce que La Chartreuse de Parme, est-ce que Autant en emporte le vent, sont des romans historiques ? Il ne viendrait à l'idée de personne de qualifier les romans de Patrick Modiano de romans historiques ! Pourtant tous les livres que nous venons de citer « ont pour toile de fond un épisode de l'Histoire, auquel se mêlent des événements et des personnages réels et fictifs », si j'en crois la définition du roman historique. Laissons là ces étiquettes réductrices et trop commodes. Roman historique, roman policier, roman fantastique, roman psychologique, que sais-je encore. Chaque roman, toujours, est un « mensonge qui dit la vérité » (Cocteau), mais une vérité qui transcende nos pauvres petites vérités contingentes, celles qui changent selon les pays et les idéologies, les causes et les hommes, les humeurs et les moments.

 

Ainsi, avec votre roman, chère Marie-Laure, vous avez produit une vérité bien supérieure -aux deux sens du terme – à celle d'un misérable documentaire télévisé. L'alchimiste que vous êtes, en tant que romancière, a fait jaillir un bijou dont les éclats rejetteront dans l'ombre les assertions hasardeuses d'un quelconque quidam. Et le Prix de l'Académie d'Alsace, qui s'ajoute aux deux précédents prix, contribuera encore davantage à défendre la mémoire de ceux qui se sont tus trop longtemps. Soyez-en remerciée du fond du cœur. 

 

Prix RAYMOND MATZEN à Salomé PICCINELLI

 

Discours par Gabriel Schoettel

 

Une des vocations d'une académie comme la nôtre, à côté de la défense et de la diffusion de la pensée de nos grands anciens et de nos contemporains, est d'encourager les talents nouveaux. C'est pourquoi l'Académie d'Alsace décerne le Grand Prix Alfred et Valentine Wallach, qui va à un jeune chercheur, le Prix Jeunes Talents, destiné à des plasticiens, le Prix de philosophie et le prix scientifique décernés aux meilleurs bacheliers de l'académie de Strasbourg. Dans le même esprit, nous avons voulu élargir la palette en décernant, pour la première fois cette année, le Prix Raymond Matzen.

 

Raymond Matzen a été  un des membres les plus éminents de notre académie : directeur de l'Institut de Dialectologie, infatigable défenseur de l'alsacien, Président de l'Institut des Arts et Traditions d'Alsace, humaniste d'une vaste culture, Raymond Matzen était d'abord, et surtout, un homme d'une extraordinaire générosité, doté d'un humour et d'une énergie rares. La cause qui lui tenait le plus à cœur était celle de l'alsacien, qu'il a défendue jusqu'à son dernier souffle, survenu l'année dernière. C'est pourquoi nous avons voulu donner son nom à ce prix, qui honore le bachelier (en l'occurrence la bachelière) qui a obtenu la meilleure note dans l'option Langue et Culture régionales soutenue en alsacien. Faut-il rappeler que tous les ans, entre 1200 et 1500 candidats au bac, dans l'académie de Strasbourg, présentent cette option, dont 10% le font en allemand ou en alsacien ?

 

Salomé Piccinelli, à qui va ce premier Prix Raymond Matzen, a fait partie de cette élite : elle a obtenu 20 sur 20 dans cette épreuve, et aux dires de son examinateur, elle a répondu dans un alsacien parfait. Car n'en déplaise aux Cassandre, nous rencontrons encore tous les ans des jeunes gens et des jeunes filles qui parlent l'alsacien wie de Schnàwel ihne gewàchse isch , c'est-à-dire non  seulement avec aisance et fierté, mais avec une maîtrise due tout simplement au fait que c'est leur langue maternelle, d'Muedersproch ! C'est le cas de Salomé, née à Attenschwiller, dans le Sundgau, à quelques kilomètres de Waldighoffen, la patrie de Nathan Katz ! Là-bas, elle a appris l'alsacien au berceau, elle a continué à le parler avec ses grands-parents, ses parents, ses voisins. Et c'est tout naturellement qu'elle a suivi l'option européenne au lycée Don Bosco de Landser où elle a fait sa scolarité, de la sixième à la terminale. Ce qui me permet au passage de souligner que le lycée Don Bosco est engagé dans l'option depuis des années et avec quelle conviction ! Son bac S en poche, mention européenne, où l'enfant d'Attenschwiller va-t-elle suivre des cours de biologie ? Mais le plus logiquement du monde à l'université de Bâle, qui est à quelques encablures de chez elle ! Grâce à sa maîtrise de l'allemand, acquise à travers sa pratique courante de l'alsacien, Salomé va pouvoir ignorer les frontières d'un temps ancien, et aller étudier, si elle le désire, aussi bien à Bâle qu'à Mulhouse, à Heidelberg qu'à Bordeaux : une vraie Européenne ! Salomé, vous êtes l'exemple même de la jeune Alsacienne de demain, telle que l'aurait rêvée Raymond Matzen : née en Alsace mais avec des ancêtres, si j'en crois votre patronyme, venus d' un peu plus loin -comme tous les Alsaciens d'ailleurs ! - ouverte sur toute l'Europe, grâce à la langue que vous pratiquez depuis toujours, vous étiez destinée à recevoir ce prix, que je vais avoir le plaisir de vous remettre.

 

Awer zerscht e pààr Werter uf Elsässisch. Vir eich bin ich e Päkser : ich redd' net wie de Nathan Katz, sondern wie e Strossburjer, dess heisst uff Niederalemànnisch mit e bessele Fränkisch, (dess het uns de Raymond Matzen gelhert !) Und s'Elssäsische isch net minni Muedersproch, denn wo ich klein bin gsin, het mer in àlle Tramway e kleins Plàkàt kenne lese wo grschriwe isch gsenn : « Il est chic de parler français ! ». So hàwe ich s'Elsàssische erscht noher gelhert, uff de Strass, mit de Kàmeràde. De Resultàt isch dàss ich ess jetzt net so guet redde kànn wie ihr ! Awer mir senn ganz bstimmt net d'Letschte, de Germain het  sich trompiert, noch uns kommt e neje Generàtion, wo met 'm Elsässische stolz und munter durich ganz Europa wandere kànn ! Merci vielmols !

 

 

Prix de PHILOSOPHIE à Mlle Victoria SIKORA

 

Prix SCIENTIFIQUE à Mr Jonas SCHWEITZER

 

 

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